RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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La République centrafricaine (RCA) a connu, au cours des deux dernières décennies, des crises politico militaires qui ont freiné son processus de développement et entrainé une importante destruction matérielle qui a sérieusement réduit les capacités de production, avec des conséquences notamment sur l’emploi et la croissance économique. En outre, la dégradation des infrastructures de soutien à l’économie (routes, transports…) a eu un impact négatif sur les échanges économiques internes et externes. La baisse de la productivité, ajoutée aux pressions administratives sur les investisseurs nationaux et étrangers, a également altéré le climat des affaires et poussé les opérateurs économiques à se désengager. Il n’existe en RCA que quelques industries de transformation qui sont insuffisamment soutenues par l’Administration .

En 2014, le secteur industriel a contribué à 12% au PIB en RCA selon la Banque Mondiale. Les industries sont spécialisées en grande partie en imports substitution et sont mal structurées. Les activités dominantes sont la foresterie et les mines, qui procurent l’essentiel des devises et autour desquels gravitent une agro-industrie embryonnaire et des activités de services. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement de Transition a pris plusieurs initiatives dont notamment l’adoption du Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable dont la relance économique constitue l’un des axes prioritaires.

Dans les conditions actuelles, le Gouvernement s’est engagé, tout en restant attaché à sa volonté de répondre à des situations d’urgence (sécurité, autorité de l’Etat…), à relancer les activités socio-économiques nécessaires au développement du pays. Dans l’ordre de priorité, les besoins actuels du secteur privé centrafricain peuvent se présenter de la manière suivante :

1) la restauration de la capacité de production détruite pendant la guerre

2) le rétablissement du dialogue secteur privé – Gouvernement

3) l’accroissement de l’offre énergétique

4) le financement des activités des entreprises

Secteurs et filières prioritaires identifiés par le PRMN :

  • Agro-industrie (Travail des grains et fabrication de produits amylacés; Transformation d’autres produits alimentaires)
  • Bois (Produits de sciage et de rabotage du bois; Articles en bois)
Répartition du PIB par secteurs d’activité*
  • 43%
  • 16%
  • 41%

legendeBleu Agriculture, valeur ajoutée (% PIB)

legendeVert Industrie, valeur ajoutée (% PIB)

legendeJaune Services, valeur ajoutée (% PIB)

* Source : Banque Mondiale, 2016


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